Décidément, j'aime les catalogues, c'est presque aussi beau qu'un indicateur de chemin de fer, on y voyage. On y prend une vue assez juste de l'humanité, de celle qui pense.

Gaston Gallimard à sa femme, 17 janvier 1916.

Claude Gallimard

« Plus tard, c’est avec toi que je ferai ce travail-là… », écrit Gaston à son fils unique le 25 juillet 1924. Élève de Condorcet puis de l’École des Sciences politiques, Claude, docteur en droit, entre à la NRF en 1937.

« Plus tard, c’est avec toi que je ferai ce travail-là… », écrit Gaston à son fils unique le 25 juillet 1924. Plus tard… car « Papiche » déserte depuis longtemps déjà le domicile conjugal… Claude a grandi auprès d’une mère aimante, au cinquième étage du 79, rue Saint-Lazare, où il est né le 10 janvier 1914. Enfant appliqué et timide, il est proche de Paul, grand-père affectueux et généreux, de Jacques Rivière et de sa marraine Lilita Abreu. Élève de Condorcet puis de l’École des Sciences politiques, Claude, docteur en droit, entre à la NRF en 1937. Il épouse le 14 janvier 1939 Simone Cornu, fille d’André Cornu, chef de cabinets ministériels et député radical avant-guerre, puis secrétaire d’État aux Beaux-Arts (1951-1954).

D’une génération l’autre, le décor change. Claude et son épouse partagent leurs temps de loisir dans les propriétés familiales des Cornu (le manoir du Moulin du Roy, entre Dreux et Chartres, et la grande demeure du Val-André sur la côte bretonne) et des Gallimard (Les Brefs, près de Nantes, puis Pressagny-l’Orgueilleux, en bord de Seine, dans une nouvelle maison achetée par la seconde femme de Gaston).

Extrait de Gallimard. Un éditeur à l’œuvre, d’A. Cerisier, coll. Découvertes Gallimard, 2011

 

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