Les œuvres les plus divergentes, lorsqu’elles se rassemblent dans le musée où la bibliothèque, ne s’y trouvent pas rassemblées par leur rapport avec la réalité, mais par leurs rapports entre elles.

André Malraux, L’Homme précaire et la littérature

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CEP ENS LSH
Éditions des Archives contemporaines
Parution : juin 2009
198 pages | 170 x 240 mm
25 €
ISBN : 9782913000064

Collectif

La Bibliothèque de la Pléiade. Travail éditorial et valeur littéraire

Gleize Joëlle, Roussin Philippe (dir.)

Contributions de Alban Cerisier, Pierre-Marc de Biasi, Frédéric de Buzon, Jacques Dubois, Jean-Marie Gleize, Joëlle Gleize, Henri Godard, Jean-Pierre Lefebvre, Marielle Macé, Bertrand Marchal, Jacques Neefs, Pierre-Louis Rey, Philippe Roussin, André Schiffrin, Catherine Volpilhac-Auger.

La « Bibliothèque de la Pléiade » tient une place tout à fait singulière dans le panorama français de l’édition. « Musée imaginaire », au sens où l’entendait André Malraux, elle est un lieu de métamorphose des grandes œuvres du présent et du passé et elle contribue à transformer l’œuvre moderne en « classique ». Elle a acquis le statut d’une véritable institution littéraire et remplit souvent une fonction patrimoniale pour ses lecteurs.
Comment cette collection – inventée en 1931 par Jacques Schiffrin et éditée par Gallimard depuis 1933 – s’est-elle construite au fil du temps et des éditions ? Comment chaque nouveau volume entreprend-il de relever le défi : s’inscrire dans une tradition éditoriale et dans un contexte mouvant tout en satisfaisant aux exigences de la singularité d’une œuvre ?
Ce volume, par la confrontation des expériences de plusieurs « éditeurs » de la Pléiade avec les analyses des spécialistes de l’édition et de la génétique des textes, entend apporter des éléments de réponse à ces questions, ainsi qu’à celle de la tension entre ce que Nathalie Sarraute appelle la littérature « vivante » et le « monument » qu’érige la collection.

 

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