Le passé n'existe que par les œuvres des hommes. Elles sont leur seul capital durable.

Gaston Gallimard, janvier 1953

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Collection Bibliothèque des Idées
Gallimard
Parution : octobre 1986
584 pages | 140 x 225 mm
29,73 €
ISBN : 2070708128
Code distributeur : A70812

Auguste Anglès

André Gide et le premier groupe de la NRF

Une inquiète maturité (1913-1914)

Entre les deux guerres La Nouvelle Revue française était devenue, selon l’image de François Mauriac, la « rose des vents » de notre littérature. Mais comment avait-elle été créée, quelques années avant 1914, et pourquoi s’était-elle imposée dès cette première phase de sa longue existence ? De ces questions est née l’importante étude à laquelle Auguste Anglès s’est livré pendant de longues années. Elle suit les cheminements des six futurs fondateurs, leurs rencontres et les tentatives de leur « groupe invisible » qui aboutirent, à la fin de 1908 et au début de 1909, au « faux départ », puis au « vrai départ » de la NRF.
Grâce aux correspondances qu’échangeaient avec prodigalité les hommes de cette époque, on ne voit pas seulement s’élaborer une revue au mois le mois, on découvre aussi un réseau de relations qui s’étend à maints secteurs de la vie intellectuelle et de la vie tout court. L’idée même du groupe reste la clé de voûte de la NRF, et l’on pourra conclure l’étude de ces six années dans ce sens, en citant Auguste Anglès : « Admirons que malgré l’usure des uns, l’évolution des autres, les fluctuations de leurs rapports entre eux, les apports et interventions de l’extérieur, sa résistance sur l’essentiel ait été somme toute exemplaire. Au commencement avait été l’amitié, et à la fin, après tant de fortunes diverses, subsistait l’amitié. »

 

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